historique du chateau
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Sommaire

Archives départementales de l’Indre, référence G825 :

Saisie et adjudication de la justice d’Angibault, terre et seigneurie de Sarzay, fief et terre de Montville faite par Gabillon procureur de la cour sur Louis Charles de la Porte de Montval, écuyer, … :
Ndlr : l’acquisition par Louis Charles de la Porte de Montval du bien de messire François de Barbançois, marquis de Sarzay datait du 2 décembre 1719, devant Dupuys et Dutertre notaires au Châtelet de Paris.
(…) Château de Sarzay, place forte entourée de murailles et de tours en laquelle il y a grange, pressoir, étable, jardin, autres appartenances et dépendances du dit lieu.
Quatre colombiers situés en dedans du fort du dit château. L’étang pris et joignant les dites murailles et colombiers du dit château sous la dite basse cour ainsi qu’il s’étend et comporte dans la chaussée duquel étang il y a deux bondes.
Un autre parterre (ndlr : cette parcelle ainsi dénommée apparaît très clairement sur le relevé cadastral de 1832) entouré de murailles étant proche le dit étang auquel parterre il y un d’ho_me (ndlr : le caractère manquant est-il un « s » ou un « f » ? et que signifie ce terme ?).
La vigne étant près le dit château (ndlr : une parcelle est appelée « champ de la vigne » sur le relevé cadastral de 1832. Correspond-elle exactement à ce descriptif ?) contenant l’œuvre de 5 hommes, ou environ, joignant les granges et basses cours susdites, d’une part, d’autre le chemin tendant de Sarzay à La Châtre et d’autre le chemin tendant de Vignollet à Beauffle.

Inventaire des forteresses du département de l’Indre en 1793 (consultable aux Archives de Châteauroux) :

Ce château d’une hauteur prodigieuse, flanqué de quatre tours à canardières, meurtrières et machicoulis à chemins couverts, étoit une de ces forteresses les plus conséquentes de l’ancien temps. Un étang, actuellement transformé en prairie, beignoit au levant les murs garnis de meurtrières d’une première enceinte fortifiée par des tours à canardières à tous les angles saillants et remplissoit d’eau les fossés du reste de son contour. Un pont-levis protégé par deux de ce ces tours en défendoit l’entrée. Un petit fort à l’entablement duquel sont deux tours en guerites s’opposoit à celle de la seconde enceinte également fortifiée par des tours à canardières.

De toutes ces fortifications en partie détruites, il n’existe en leur entrée que quelques tours et le château fort en quelque sorte inhabité, auquel il n’a été fait aucun changement, et qui offre les mêmes moyens de résistance qu’il se pouroit avoir lors de sa construction. La loi qui atteint plus particulièrement ces sortes de forteresses susceptibles d’ailleurs d’être mises promptement en état de défense, semble devoir nécessiter la destruction totale de tout ce qui peut y avoir trait. Néanmoins comme le principal corps de logis peut être d’une très grande utilité pour conserver les différentes productions des terres qui dépendent de cette propriété, il suffira, je crois pour la tranquillité publique, de se borner à abattre les parties supérieures des quatre tours qui accompagnent ce bâtiment (ndlr, ce qui fut certainement réalisé si l’on en juge par les photographies du tout début du siècle). Les décombres serviront à combler le fossé en face de l’entrée à pont-levis (ndlr : ce qui a été fait). Quand aux tours placées aux extrémités du bâtiment des granges, écuries et bergeries de la basse cour, elles pourront être conservées sans inconvénient.

GEORGE SAND, le meunier d’Angibault 

Le château de Blanchemont est en fait le château de Sarzay :
Ce château n’a jamais été d’une grande défense : les murs n’ont pas plus de cinq à six pieds d’épaisseur en bas, les tours élancées sont encorbellées. Il date de la fin des guerres de féodalité. Cependant, la petitesse des portes, la rareté des fenêtres, et les nombreux débris de murailles et de tourelles qui lui servaient d’enceinte signalent un temps de méfiance où l’on se mettait encore à l’abri d’un coup de main. C’est un castel assez élégant, un carré long renfermant à tous les étages une seule grande pièce (ndlr en fait 2), avec quatre tours contenant de plus petites chambres aux angles, et une autre tour sur la face de derrière servant de cage à l’unique escalier. La chapelle est isolée par la destruction des anciens communs ; les fossés sont comblés en partie, les tourelles d’enceinte sont troquées à la moitié, et l’étang qui baignait jadis le château du côté nord (ndlr : en réalité l’étang est à l’est du château) est devenu une jolie prairie oblongue, avec une petite source au milieu.
(…) ce qu’il appelait le château neuf et les vastes dépendances de la ferme, situées au pied du manoir antique et bordant une très grande cour fermée d’un côté par un mur crénelé, et de l’autre par une haie et un fossé plein d’eau bourbeuse (…). Le château neuf n’est rien qu’une grande maison de paysan, bâtie, il y a peut-être cinquante ans, avec les débris des fortifications.

HUBERT EUGENE, 1885 :

plan du chateau de Sarzay(Forteresse défendue) par cinq tourelles d’une grande hauteur avec meurtrières et machicoulis. Un double retranchement s’y voyait aussi et 38 tours diversement disposées, un solide pont-levis, des douves profondes et un étang situé au pied des murs, protégeaient l’ensemble.

(…) Quand au château lui-même () il ne fut pas compris dans les mesures rigoureuses édictées par Richelieu et Mazarin () le vieux manoir conserve encore extérieurement son aspect à l’époque où les sires de Sarzay y résidaient, mais ce n’est là qu’une apparence. A partir de 1722, les fermiers prirent l’habitude d’y déposer leurs grains et d’autres produits jusqu’à l’époque de la révolution où les planchers furent détruits. De là le triste état de l’intérieur dont la ruine prochaine est inévitable si l’on considère l’énorme lézarde du pignon sud.
(…)
Quand on examine son plan, on voit que le château affecte la forme d’un rectangle flanqué de cinq tours dont quatre sont couronnées de machicoulis. En 1832, (ndlr : l’auteur a certainement consulté pour cette partie de la description le relevé cadastral de 1832 encore visible à la mairie de Sarzay) il conservait encore, avec son pont-levis, la plupart des douves qui le protégeaient autrefois ainsi que les tours d’enceinte dont il n’en reste plus qu’une, celle de la chapelle.
Aujourd’hui, les douves ont été mises en culture. De plus, si l’on étudie le sol de la cour et les côtés nord et sud du logis, on voit des traces de murs forts épais allant dans diverses directions et par des amorces constatées sur les parements extérieurs et s’élevant jusqu’au second étage des tours, qu’autrefois il y avait d’importantes annexes. Celles-ci étaient nécessitées alors par l’exiguité du château, qui n’avait guère que 20 mètres de long et 10 de large, (…).
On arrive au rez-de-chaussée par la tourelle centrale D, où se trouve, avec l’escalier desservant les deux étages et les combles du logis, la porte d’entrée, qui remonte à la fin du 17ème siècle, sinon au commencement du 18ème.


Ce rez-de-chaussée comprend deux vastes pièces H et K, d’inégale étendue, séparées par un mur solide d’un mètre d’épaisseur qui renferment (ndlr : les pièces) de grandes cheminées L et M de 3,5 mètres d’ouverture. La pièce H, haute de 5 mètres, est éclairée par quatre fenêtres très ébrasées à l’intérieur avec accès aux deux tourelles A et C comme on le voit sur le plan ; elle communiquait (ndlr : la pièce H) avec le dehors par le passage P. Les solives, très éloignées les unes des autres et soutenues par une forte poutre, ont dû remplacer un plancher plus solide. La vaste cheminée L n’offre aucune espèce d’intérêt et ne comprend ni sculpture ni écusson. La pièce nue et immense mesure 12 mètres de long su 10 mètres de large.
Les murs sont encore rugueux à peine recrépis (ndlr : que signifie cette remarque ?). Je pense que c’était la cuisine à cause de son accès facile avec la pièce d’à côté K. Celle-ci, un peu moins grande, mais présentant à peu près les mêmes dispositions générales, n’en diffère que par celles de la tourelle d’angle E, qui avec son passage allant au dehors, paraît encore disposée comme une sorte d’office. De même que celle de la cuisine, la cheminée M ne présente aucun espèce d’intérêt.
A l’intérieur, les tourelles ont six pans et elles ne présentent aucun ornement.

 

Au-dessous du rez-de-chaussée, en O, se trouve l’entrée des deux grandes caves établies sous le château. On y descend à l’aide de quelques marches seulement. Peu profondes et voûtées en berceau, ces caves présentent la plus grande solidité, les murs ayant de 4 à 5 mètres d’épaisseur. Y avait-il là, selon l’usage des anciens châteaux, quelque passage secret pour pouvoir sortir dans la campagne en cas de siège ? On pourrait le croire en raison de quelques retraits dans les murailles aujourd’hui bouchés.
On accède au premier étage par l’escalier en pierre de la tour D qui dessert tout le logis jusqu’aux combles. Il est bien établi, mais il s’affaisse dans la large cave. Ce premier étage présente les mêmes dispositions que le rez-de-chaussée. Ces deux pièces dont le plancher est très grossier, ne renferment comme les tourelles aucune trace de décoration.


Le second étage comprend également deux pièces, établies de même avec quatre fenêtres très ébrasées à l’intérieur. Cet étage est exactement la répétition de celui placé au-dessous avec cette différence que, dans la cheminée L s’ouvre une énorme lézarde qui continue jusqu’au faîte du pignon. (ndlr : cette lézarde sera restaurée après le classement, et le pignon refait, avec suppression de la sortie du conduit de cheminée). Les tourelles A et E comprenaient outre des latrines, chacune une sortie au dehors, ce qui prouve que les annexes extérieures dont j’ai parlé s’élevaient bien jusqu’à cette hauteur, c’est-à-dire 15 mètres environ : dans la tourelle B se trouvait une petite cheminée, ce qui est à noter car aucune autre n’en possédait. (…)


Le comble forme une seule et immense pièce comprenant toute l’étendue du château et où se voit sur le pignon gauche l’énorme lézarde dont j’ai parlé. Il n’existe plus dans ces combles ni carrelage, ni plancher. Au-dessus se trouve la charpente avec la toiture en tuiles. Cette charpente fort élevée, en bois de chêne, est disposée avec grand soin, en forme de carène. La partie située à chaque bout et établie en queue arrondie est particulièrement soignée. Quant à la petite charpente soutenant la toiture en poivrière pour chaque tourelle, c’est un cône formé de chevrons s’enchevêtrant avec la plus grande symétrie qui pourrait servir de modèle à un charpentier de nos jours. C’est la partie la plus intéressante du château de Sarzay.


La chapelle seigneuriale était située au rez-de-chaussée d’une tour qui flanquait à l’est le terre-plein du château. Elle était fort petite, circulaire, avec un diamètre de 6 mètres, le plafond en cul de four mesure 5 mètres d’élévation. Ses deux très petites lucarnes mesurent 1 mètre de haut sur 0,25 mètre de large : on distingue encore la place de l’autel en face d’une troisième fenêtre aujourd’hui bouchée. Au-dessus se trouvaient quelques motifs peinture rudimentaire représentant des guirlandes de fleurs autant que je puisse en juger. Une seule croix peinte sur le mur était placée au-dessus. Des pierres en saillie au nombre de sept formaient consoles tout autour : les murs étaient crépis à la chaux et sans la moindre apparence d’ornement. Telle était cette chapelle qui sert de poulailler. La partie supérieure de la tour comprenait deux étages assez bas dont l’escalier d’accès est aujourd’hui renversé ; elle servait de demeure au chapelain. Plusieurs fenêtres ouvertes à l’est (…).
Actuellement, l’appareil de cette tour disparaît presque entièrement surtout à l’ouest et au midi, sous un lierre gigantesque dont les rameaux dépassent même la pointe extrême du toit. Tout au bas, du côté de l’étang, se voient encore plusieurs meurtrières destinées à défendre l’approche du château.

MESQUI JEAN, 1986 :

Les tours-maisons :

(…) Il semble que les nobles de second ordre aient répondu, de façon assez massive, suivant une formule proche, mais toutefois différente : celle de la salle-tour massée, ressemblant parfois à une tour maîtresse, et pourtant, n’y correspondant pas tout à fait au plan fonctionnel. On a déjà rencontré ce type d’édifice au 13ème siècle et au début du 14ème siècle, en particulier avec le cas superbe du château de Blanquefort en Gironde ; mais avec le climat particulier de la guerre de cent ans, les troubles incessants et le desserrement du pouvoir souverain, la formule se multiplia non sans d’importantes variations dans les plans. On en trouve de très nombreux exemples, ainsi Sarzay dans l’Indre, mais aussi bien des édifices tels que Loupiac dans le Rouergue, Anjogny en Auvergne. Citons également Jouy et Romefort dans le Berry, Fourchaud et Gayette dans le Bourbonnais, Chevenon en Bourgogne, la tour du Loir à Bourg en Auxois, le manoir de Perouse à Saint-Marcel, le manoir de Belle-Combe-Tarentaise, la tour-maison de Blay à Essert-Blay, ou encore celle de Feissons-sur-Isère, toutes situées en Savoie.
S’agit-il de tours maîtresses, de « Grosses Tours » comme on les appelait autrefois ? Par les dimensions, certaines y sont assimilables, telles Sarzay, Anjony, Vals… Mais, en fait, il s’agissait bien de l’édifice quasi unique de l’ensemble noble, à la fois tour maîtresse (ndlr : fonction de défense), salle et logis. A la différence des grands châteaux souverains, ces tours-maisons constituaient l’essentiel de l’habitat noble.

L’articulation des fonctions internes :

Une articulation verticale : à la base, un niveau de stockage, et des niveaux au-dessus, le plus »noble » généralement situé en haut.

La structuration salle/chambre :

Sarzay, Chevenon en Bourgogne, fournissent des exemples où la structuration verticale se double d’une partition horizontale, disposition qui se retrouve à Blanquefort par le réaménagement du milieu du 15ème siècle. La structuration horizontale des niveaux distingue nettement deux espaces différents, celui de la salle ou espace commun, et celui de l’espace privé, la chambre (…).
Suivant les cas, on trouve des structures salle/chambre de parement/chambre (ndlr où décrit autrement : salle commune/chambre d’apparat/chambre privative) ou des structures salle/chambre plus simples (ndlr : la structure de Sarzay correspond au premier cas : par rapport à la cage d’escalier, la pièce de gauche constitue la salle commune, la pièce de droite la chambre d’apparat, et les tourelles des chambres privatives).

L’escalier :

Un escalier à vis qui prend une place désormais de plus en plus marquée extérieurement dans les édifices de second ordre. Beaucoup se contentent certes encore de le placer dans l’une des tourelles d’angle, sans différenciation externe ((…)), voire même à l’intérieur lorsque la tour ne possède pas de tourelles ((…)). Mais certains comme Sarzay ou comme Blanquefort lors de son réaménagement des années 1450, identifient une tour spécifique pour accueillir la vis (…). C’est là une spécificité qui deviendra, dès la seconde moitié du 15ème siècle, tout à fait usuelle dans la majorité des demeures nobles rurales (…).

Le parti de la tour-maison à tourelles :

(…) Il est impossible de ne pas s’arrêter sur une forme qui eut, en cette période charnière des années 1400, puis tout au long du 15ème siècle, un impact très fort. Il s’agit dans toutes ces tours-maisons, de la forme rectangulaire à tourelles qui devint, dans ces années, quasiment un canon.
(…) La fonctionnalité (de ces plans) ne peut s’expliquer seulement par des questions de défense. Les tourelles flanquant ces tours-maisons furent conçues, comme dans le modèle vincennien, pour être des appendices développant les espaces résidentiels internes. Sans chercher à faire des statistiques précises, il n’est pas illusoire de prétendre que plus des trois quarts des tours maîtresses des édifices de second ordre furent alors conçues comme des salles dotées de tourelles d’angle, parfois d’un escalier. Tout au plus la hauteur et l’isolement permettent aujourd’hui d’affirmer qu’il s’agit de tours et non de salles.
(…)
En somme, la construction des seigneurs de second ordre se dirigea fréquemment à l’époque, vers des formules alliant l’image symbolique de la tour, avec la fonction concrète de logis, de salle.

DATATIONS 

Première trace des Barbançois 1348.
Diffusion des machicoulis, à partir de 1360.
Tours-maisons avec plans rectangulaires et tourelles d’angle, développement à partir de la seconde moitié du 14ème siècle.
Mesqui Jean : première moitié du 15ème siècle.
Existait-il une structure plus ancienne remaniée entre 1350 et 1450, rien ne permet de l’infirmer ou de le confirmer.

TAILLE DU CHATEAU, MOYENS DEFENSIFS OU OFFENSIFS

En 1360 sous la direction du chambrier de Déols Guillaume de Barbançois rassembla jusqu’à 40 lances (environ 40 chevaliers et de 2 à 5 fantassins par cavaliers ???) mais combien résidaient sur place et étaient à la solde du seigneur du lieu ? Les autres devaient être des vassaux.

PROPRIETAIRES SUCCESSIFS 

Barbançois de 1348 (environ) – 1719
Louis Charles de la Porte 1719 – 1836
Marquis de Nicolaï 1836 –
Duc de Lorge ???
Famille Journaux 1908 – 1983
Hurbain 1983 –

Classé monument historique en 1910, chef d’œuvre en péril en 1970.

COMPLAINTE DU DONJON DE SARZAY

Regardez comme je suis beau,
Dressé comme un if vers le ciel là-haut.
C’est par les corbeaux que je suis habité
Ils viennent chez moi cacher leurs progénitures
Et bientôt ils vont me priver de ma couverture.
Je fus pourtant construit en mon temps
Par des ouvriers vaillants et avec quel talent !
De pauvres gens, battus, les mains en sang.
La France devrait être orgueilleuse de posséder de si beaux monuments
Mais la France, elle nous laisse tomber,
Au sens propre comme au sens figuré.
Peut-être, un beau matin, un bon samaritain passera sur mon chemin
Et de nouveau je pourrai dire très haut
Regardez je suis encore plus beau
Dressé comme un if vers le ciel là-haut.

Odette Eymard
Guide donjon de Sarzay

 

Références :

Hubert Eugène, 1885, Dictionnaire historique de l’Indre, réédition de 1985 (consultable à la bibliothèque de Beaubourg, référence 944 24 (03) HUB)
Massereau T., 1904, Le Château de Sarzay (Indre), Bulletin monumental, 1903, 17 pages et un plan du donjon (consultable à la bibliothèque de Beaubourg, référence ).
Mesqui Jean, 1986, Châteaux et enceintes fortifiées de la France médiévale, de la défense à la résidence, éditions P-Grands Manuels (consultable à la bibliothèque de Beaubourg, référence 724 401 MES).

 

DE BARBAN, voir FORBIN DE BARBAN SAINTE-CROIX
2745 (FOREZ) – De gue, à I bande d’argt et une barre d’or passées en sautoir.

DE BARBANCOIS
2746 (MARCHE ET BERRY) – De sab. à 3 têtes de léopards d’or arrachées et lamp. de Gue. Posées 2 et 1 – S et C : 3 licornes.

2747 (BERRY, branche de Sarzay) Ecartelé au i d’argt à 3 chevrons de gue, au II, burelé d’argt et d’az. à 10 pièces, au III d’hermines plein, au IV de gue à 9 molettes d’éperon posées 3, 3, 3 : sur le tout de sab. à 3 têtes de léopards d’or arrachées et lamp. de gue.

Guillaume de Barbançois, Damoiseau, ép. En 1362 Jeanne d’Amblard d’où :
Helion de Barbançois, Eyr, sgr de Charon, Sarzay, Coudière, laissa de Catherine de Vilaine son épouse
Jean de Barbançois, Eyr, sgr de Sarzay, mort en 1476, ép. En 1453 Françoise de Boisay, dont il eut :
François de Barbançois, Eyr, sgr de Sarzay, ép. Marguerite d’Ouzon, dont il eut :
Léon de Barbançois, Eyr, sgr de Sarzay, ép. en 1507 Aimée du Plessis, dont il eut :
Charles de Barbançois, Eyr ; sgr de Sarzay, Député de la noblesse du Berry en 1560, ép. le en 1538 Anne Louan, 2e en 1544 Anne Bertrand du Lys, dont il eut :
Pierre de Barbançois, Chr, sgr de Sarzay, Gentilhomme de l’Hôtel du Roi, ép. en 1560 Françoise de Lezay, d’où
Léon de Barbançois, Chr, sgr de Reville, Choudray, Chr de St-Michel, ép. en 1610 Françoise du Rieu, dont il eut
Léon de Barbançois, Chr, sgr de Sarzay-Choudray, Mestre de Camp de Cavalerie, dit le Marquis de Sarzay, ép. en 1645 Jacqueline de Neucheze de la Villegondis, fille de Charles, Chr, et de Jeanne de Launay, dont il eut
François de Barbançois, Chr dit le Marquis de Sarzay, Villegondis, ép. en 1690 Jacqueline-Eugénie Marin, fille de Pierre Eyr, et d’Eugénie Martin de Sergé, d’où :
Pierre-François de Barbançois, Chr, sgr de la Villegondis, ép. en 1716 Marie-Jeanne de Marsay, fille de Louis, Comte de Blaire et de Gabrielle Carrier, dont il eut :
Léon-François de Barbançois, Chr, sgr de la Villegondis, Capitaine des Gardes Françaises, Chr de St Louis, Marquis de Barbançois par lettres de 1767, ép. en 1754 Louise-Hélène Le Feron, fille de Nicolas, Chr, sgr d’Orville et de Mélanie Bergey, d’où
Hector-Louis de Charles-Helion Barbançois, de Barbançois, Chr, Marquis de Chr, né en 1760. Barbançois-Villegondis, ép. Delle Coustard, dont il eut :
Léon Formose de Barbançois, Chr, Marquis de Barbançois-Villegondis, né en 1792, mort en 1863, Député en 1845, ép. en 1820 Delle de St-Romain, de là :
Hellion François de Barbançois, Marquis de Barbançois-Villegondis, né en 1823.
François de Barbançois, Chr, ép. Catherine Chaspoux de Verneuil dont il eut :
Eusèbe de Barbançois, Chr, dit le Marquis de Sarzay, (1716-1777), ép. en 1747 Marie-Jeanne Le Boucher, d’où :
Louis-François Helion de Barbançois, Chr, (1750-1780), Page du Roi, ép. en 1777 Pauline Le Blanc de Marnaval, d’où :
Charles-Eusèbe de Barbançois, dit le Marquis de Barbançois-Sarzay, (1779-1864), Lieutenant des Gardes du Roi (1816), ép. en 1807 Henriette-Suzanne de Chabanne, dont il eut :
Helion de Barbançois, Chr, né en 1809, mort jeune
Marie de Barbançois, née en 1813
Françoise Henriette de Barbançois, née en 1817.

SARZAY LE TEMPS PRESENT

La famille HURBAIN est devenue « l’Héritier » de ces vénérables murs. Richard, Françoise et leurs trois fils Vincent, Luc et Gilles, vivent avec attachement au sein de ce château, qu’ils achetèrent en 1982. Leur profonde détermination face aux difficultés, leur a permis de faire de Sarzay un endroit « magique ». Les nombreux visiteurs s’enthousiasment devant la beauté du site et si tous les travaux entrepris permettent de comprendre l’importante forteresse qu’elle fût au Moyen-Age, peut-être pourra-t-on espérer un soutien des organismes d’Etat dans un futur proche. La Providence qui accompagne leurs efforts depuis de nombreuses années laisse espérer d’autres miracles.

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